La viande, moins mais mieux

Mis à jour : févr. 28


Depuis les années 80, la consommation de viande est clairement en baisse. Dûe à de successifs scandales sanitaires et à sa part importante dans les dépenses alimentaires d’une famille. Mais cela va désormais bien au-delà, c’est un véritable style de vie porté par la mode « healthy » respectueux de l’environnement.


Eco-responsable

En consommant de la viande moins souvent, vous vous permettez de choisir une meilleure qualité de produit, peut-être bio ou labélisée et de ce fait vous privilégiez les producteurs plus responsables.

La production de viande contribue fortement à la dégradation du système climatique du fait de l’utilisation massive d’engrais azotés pour fertiliser les champs nécessaires à l’alimentation du bétail, du méthane rejeté par les ruminants et le transport de tous ces produits. Manger moins de viande, mais de meilleure qualité c’est être plus responsable vis-à-vis des générations futures.


Moins chers

L’achat de viande pour une famille représente 25% de son budget alimentaire. Avec des besoins qui se diversifient, pas étonnant que les ménages choisissent de réduire leur consommation carnée et revoient leur mode d’alimentation. Si la protéine de viande est la plus chers et qu’elle n’est pas forcément la meilleure sur le plan nutritionnel alors autant s’en passer, du moins réduire les quantités.


Bon pour la santé

De récentes études ont remis en question nos consommations de viande hors volaille et viandes transformées (charcuterie) dans le but de prévenir des maladies chroniques tout en limitant l’exposition aux contaminants chimiques présents dans l’alimentation (pesticides, arsenic, inorganique, acrylamide, plomb). Le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a reconnu en 2015 la viande rouge comme probablement cancérogène pour le cancer colorectal, pancréas et de la prostate. Ils vont même jusqu’à affirmer que chaque portion de 50g de viande transformée (charcuterie) consommée quotidiennement accroit le risque de cancer colorectal de 18%.

En 2017, l’ANSES recommande ainsi de de ne pas dépasser 500G par semaine, ce qui représente 70g par jour maximum.

Il apparait donc comme une bonne idée de réduire mais aussi de privilégier les volailles telles que le poulet, dinde, canard, caille, plutôt que les viandes rouges.


Un style de vie

La mode du « healthy » est partout : dans l’alimentation, les cosmétiques et l’habillement. Consommer « healthy » c’est manger des aliments sains tout en se faisant plaisir. On redécouvre l’art de mettre en valeur les produits végétaux et de retrouver du plaisir en cuisinant avec des aliments peu transformés.

C’est donner du sens à son alimentation en prenant soin de soi et de son entourage...

Quelles que soient vos raisons, en diminuant votre consommation de viande tout en privilégiant la qualité fera de vous non pas un végétarien mais un nouveau « flexitarien ».



*ANSES : Agencenationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Olivia Beziat, diététicienne nutritionniste.

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Olivia Beziat

Diététicienne nutritionniste

Spécialisée nutrition de l'enfant et de l'adolescent

Montpellier - Occitanie

06.70.63.21.32.

Siret : 753 768 175 00014 -

Adeli : 34 95 0226 0

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